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Que reste-t-il de réellement humain dans nos vies?
À une époque où les algorithmes, les IA et une économie frénétique façonnent presque chaque instant de notre quotidien, jusqu’à influencer nos pensées les plus profondes, quelque chose en nous résiste, hésite, vacille. Nous avançons parfois vulnérables, comme des présences diffuses, des âmes errantes, en quête silencieuse d’une chaleur humaine qui semble s’éloigner. Le projet Glitch naît de cette faille.Dans le flux continu, surgissent parfois des arrêts, des «glitchs». De brefs éclairs de conscience où lucidité, paix intérieure, amour, nous donnent la sensation fugace d’exister pleinement. Puis tout se dissout à nouveau. L’esprit repart, saturé de stimulations superficielles… dispersé.
La danse: Quatre danseuses et danseurs traversent ces états dans une écriture dépouillée à l’essentiel. Les corps en contact se soutiennent, créent des fresques flottantes, se perdent, puis se retrouvent à nouveau, comme pour alterner solitude et force collective. La musique live et les voix feutrées de Maria De La Paz et Luka Tsiklauri respirent avec eux, les enveloppent, les déplacent. Le son et les effets orchestrés par André Uger deviennent ici matière vivante, espace de résonance profonde et intime.Et puis la lumière. Dans un geste radical, après 25 ans de productions aux scénographies complexes, la compagnie choisit de ne garder que l’essentiel: la lumière nue, isolante, presque fragile, qui révèle chaque présence comme un instant suspendu. Glitchne donne pas de réponse, mais ouvre une brèche. Peut-être celle où l’humain, cette créature émotionnelle et instable, encore, persiste.
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